On entend souvent que, pour réussir, il faut sortir de sa zone de confort. Gurus, mentors ou coachs pondent constamment du contenu sur le web pour nous vendre cette solution miracle que j’ai toujours considérée comme très douteuse. J’écris aujourd’hui ce billet pour dire que cette obsession contemporaine du dépassement de soi m’agace profondément. Depuis quand considère-t-on le confort comme synonyme de stagnation ? Peut-on progresser ou réussir sans pour autant changer nos habitudes ?
Quand je vois un écrivain avec sa routine d’écriture matinale, un sportif de haut niveau qui répète les mêmes gestes ou un musicien travaillant avec acharnement sur les mêmes notes, on comprend que leur quotidien s’inscrit justement dans cette zone de confort et cela ne les empêche pas de progresser.
Pour moi, le problème n’est peut-être pas le confort qui nous fait stagner. Je dirais que c’est plutôt l’immobilité qui nous tue. Je peux tout autant garder mes routines habituelles et continuer à travailler, à réfléchir et à aiguiser mon esprit critique.
Ce qui me gêne encore plus, c’est que ce discours est devenu une norme dans notre société et cela touche également les plus jeunes d’entre nous. Vivre dans un stress permanent où il faut faire plus, travailler plus et oser plus peut être un lourd fardeau pour certains. Et si notre réussite se cachait justement derrière ce confort ? Et si nous n’étions pas suffisamment sereins pour réussir à atteindre nos objectifs ?
Sur ce, je vous laisse. L’inspiration n’étant pas au rendez-vous ce matin, il faut absolument que j’aille prendre mon café ailleurs, en espérant que cela débloquera mon génie créatif.

Le confort n’est pas l’ennemi c’est ce qu’il faut comprendre