S’il y a un conseil que je peux donner aux quelques étudiants qui vont lire cet article, c’est d’apprendre à donner. Donner sans rien attendre en retour. En effet, aider son prochain n’a jamais été aussi important dans une société qui devient de plus en plus égocentrique. Bien que cet élan vous apporte paix intérieure, estime de soi et relations renforcées, le don ne doit pas être un calcul.
Donner est un acte qui se travaille. Comme toute pratique, il faut préalablement se préparer. Commencez par faire de petites actions : offrez votre temps, rendez service au quotidien, faites du mentorat si vous avez des conseils à partager et, pour les plus motivés d’entre vous, faites du bénévolat.
Pensez à donner efficacement. Identifiez les causes les plus urgentes, bloquez des créneaux pour ne pas déborder sur vos activités personnelles.
Quand vous tendez la main, faites attention à votre santé mentale : personne ne doit vous pousser au burnout, car prendre soin de soi n’est pas un acte égoïste.
Zéro culpabilité. Si, après vos efforts, les résultats ne sont pas au rendez-vous, sachez que vous avez rempli votre part. Personne ne vous demande de porter la misère du monde sur vos épaules.
Accepter l’ingratitude. Gardez à l’esprit que durant ce périple, vous rencontrerez des gens qui ne vont pas vous remercier (j’en ai connu plusieurs).
C’est en cela qu’Emmanuel Kant avait raison. Donner ne doit pas se faire par pure compassion ou pour se faire plaisir. Donner est un devoir universel. Aider l’autre est un acte qui relève de la raison et non du cœur. S’il y a une vertu à cultiver dès aujourd’hui dans vos vies, c’est de faire preuve d’altruisme.
