Les chiffres sont alarmants. Selon la presse espagnole, environ 40 000 personnes ont envahi Ceuta, de quoi remplir le stade Mohammed-V de Casablanca. Chez les Marocains, le constat est unanime : changer de rive de la Méditerranée n’est plus un choix, mais relève plutôt de la survie.
Alors que la presse internationale fait couler beaucoup d’encre, le gouvernement marocain analyse la situation mais reste sans voix, en plein cœur d’un événement national d’envergure : Le 27e anniversaire de la glorieuse Fête du Trône.
Plusieurs lectures ont été apportées à ces événements : ceux qui accusent Sanchez d’avoir manigancé avec Tebboune, d’autres qui accusent l’oligarchie et sa soif d’enrichissement, et d’autres encore qui inscrivent cet événement parmi les mille et un feuilletons d’immigration clandestine qu’a connus le Maroc ces dernières années.
Ce qui se passe aujourd’hui au Maroc est historique. Pour la première fois au monde, un peuple décide de quitter une terre souveraine pour rejoindre un territoire enclavé. Une quête insensée, certes, mais propulsée par un désir d’espoir et de liberté face à un clivage renforcé par l’exclusion, les inégalités et les injustices.

Un événement digne d’une production hollywoodienne. Nolan, si tu passes par ce billet, plus la peine d’aller chercher dans l’Histoire pour nous pondre tes prochains blockbusters. Tout est là, chez nous : le scénario, les acteurs, les figurants… et même une fin heureuse.
Mais à bien y penser, ne serais-tu pas le vrai responsable de cet exode avec ton dernier film ?
