L’année universitaire touche presque à sa fin. Voici une semaine que les résultats ont été affichés. Une semaine que les professeurs ont décidé d’envoyer une poignée d’étudiants en vacances et de garder le reste pour les sessions de rattrapage. Dans quelques jours, ils seront conviés à passer des examens d’une page en une heure seulement… Rappelons que ces mêmes élèves ont déjà eu du mal à les réussir une première fois en deux heures. Il devrait probablement y avoir une explication à ce choix, mais je ne suis vraiment pas prêt de la comprendre…
Cette année a été trop longue, très éprouvante et par moments totalement absurde. Et rien de mieux qu’Essaouira, ma ville de cœur, pour se ressourcer et surtout remettre les pendules à l’heure. Je m’étais promis de la visiter aussitôt l’annonce de mes notes. Car oui, je fais partie de ces rares élèves privilégiés à profiter du soleil du mois de juillet.
Demain, il fera très chaud. Je le sais. Mon téléphone affiche un pic de température à 38 degrés que mon corps d’adulte de 38 ans n’est absolument pas prêt à supporter.
Cette nuit, et depuis cette terrasse de l’hôtel Mogador où j’ai pris refuge depuis quelques jours, j’écris ces notes, seul, en profitant des derniers souffles d’air frais à odeur de Monoï, et en écoutant la voix d’Amazigh Kateb…
